Méthodologie, stages et régates

Une campagne Olympique est marquée par différents axes, il faut savoir jongler avec les différents objectifs, les priorités, les contraintes et les opportunités.

Une préparation physique et technique

Cela se traduit par des séances de sport cardio, mais également du renforcement musculaire intense. Bien entendu, nous ne comptons plus les heures de navigation pour perfectionner sans cesse les techniques de travail. Pour cette nouvelle campagne Olympique nous avons ajouté des séances de récupération avec la cryothérapie.

Une préparation mentale

Avoir un objectif est une chose, savoir le mettre en œuvre et s’y tenir en est une autre. La préparation physique d’un sportif est essentielle, mais beaucoup de réussites passent par la motivation constante, la détermination, et la gestion du stress. Le travail de développement personnel peut faire la différence.

Une gestion de budget

Chaque campagne Olympique est différente. S’entraîner régulièrement à Weymouth au Royaume-Uni pour les JO de 2012 ne demandait qu’un transport du matériel par la route (camion et remorque) et par la mer sur une courte distance (ferry)…
La campagne Olympique pour Rio de Janeiro est plus coûteuse. Il est indispensable d’avoir du matériel en double sur place, ce matériel est envoyé au préalable (containers sur bateau), et les différents stages d’entraînements nécessitent des voyages réguliers (train et avion).

Une gestion de planning

Durant une préparation Olympique il est important de s’entraîner, notamment sur le futur plan d’eau des JO à Rio de Janeiro, mais également de se confronter à ses concurrents. Le planning est donc organisé selon les différentes régates importantes à réaliser, les entraînements pour « apprivoiser le stade des JO » mais aussi des entraînements à La Rochelle par nécessité budgétaire.

Une bonne logistique

Différentes compétitions ponctuent les quatre années qui précèdent les Jeux Olympiques, elles se déroulent à travers le monde. Une bonne logistique permet d’avoir toujours du matériel prêt et en bon état quelque soit le lieu où vous êtes. Cela se met en place avec la gestion de planning et l’anticipation des délais de transport notamment pour le matériel (un envoi de finn par container peut demander deux mois d’anticipation).

Une participation à l’innovation

Le grand plaisir de la pratique du finn est qu’elle permet de côtoyer des ingénieurs qui travaillent en permanence sur de nouveaux matériaux et nouvelles techniques. Cela ajoute des essais de matériels durant la campagne Olympique ce qui impacte incontournablement les résultats des régates et les budgets mais quel enrichissement !

Durant quatre années de préparation Olympique, je me suis déplacé à travers l’Europe et le Monde pour :

  • les championnats du Monde : Tallinn (Estonie), Santander (Espagne), Takapuna (Nouvelle-Zélande)
  • les championnats d’Europe : Warnemünde (Allemagne), La Rochelle (France)
  • les test event à Rio de Janeiro (Brésil)
  • d’autres régates : à Weymouth (Royaume-Uni), Hyères (France) et Palma de Majorque (Espagne)
  • les entraînements à Rio de Janeiro (Brésil) et La Rochelle (France)

Sans oublier des passages à l’INSEP à Paris pour faire de la récupération avec la cryothérapie.